Et si on parlait du « TDAH en 2021 »…

13/01/2022 | A lire, à voir ...

J’ai le plaisir de partager avec vous quelques points clés de l’intervention du Docteur Mario Spéranza, Pédopsychiatre, sur ce thème, lors de la 15ème journée nationale des DYS, accessible en replay sur le site de la FFDYS.

Rapide état des lieux sur les TDAH :

Quelques chiffres :

  • Il est difficile de discerner les symptômes avant 12 ans.
  • 2% des enfants dans le monde sont concernés.
  • 4, 7%, soit 150 000 enfants en France.

Rappels sur le TDAH

Docteur Spéranza a rappelé la « dyade » ou « tryade symptomatique » des troubles attentionnels d’un côté, et de l’hyperactivité et de l’impulsivité de l’autre.

Le moment le plus fort selon moi, a été sa définition du TDAH « comme étant un trouble développemental de la régulation de soi ». Il a bien insisté sur le fait que le « problème » n’est pas le comportement, mais la capacité de l’enfant ou de l’adulte à réguler ce comportement.

En effet, l’auto-régulation, selon ADHD nature et self control (Russel A ; Barkley, source que l’intervenant a citée) la définit comme “l’adaptation du comportement aux variations du contexte, entre prédispositions de l’enfant (tempérament) et exigences/réponses de l’environnement”.

Les personnes ayant un TDAH ont un déficit de contrôle de certaines des grandes fonctions exécutives comme : la planification, la capacité à s’adapter au changement (flexibilité mentale), à retenir les informations (mise à jour de la mémoire), à résister à la tentation des distracteurs (l’inhibition). Ces 4 fonctions exécutives, entre autres, permettent d’obtenir la « compétence » de s’adapter aux contextes.

En plus de la « dyade » ou « tryade », il y a un certain nombre de facteurs associés : tels que les troubles des apprentissages qui représentent 1/3 des enfants TDAH, une grande instabilité émotionnelle, une difficulté de sommeil ainsi que dans les interactions et les interfaces sociales.
Ces facteurs ne font pas partie du trouble mais sont au cœur des difficultés d’adaptation.

Solutions

Docteur Spéranza a exposé quelques solutions, et notamment, celles non pharmacologiques. Il a évoqué les interventions comportementales, les neurofeedback, les stratégies de remédiation cognitives ou métacognitives.

J’ai particulièrement concentré mon attention sur l’importance de prioriser les stratégies métacognitives afin de favoriser l’acquisition de stratégies d’apprentissage, et l’amélioration des habiletés d’auto-régulation comportementale et cognitive.

Et là j’entends le mot « Coaching » ! Sans réelle surprise, je confirme le lien et sa pertinence. En effet, le coaching permettra d’intervenir sur 2 axes de solutions : sur l’environnement de la vie du TDAH : scolaire, professionnel, personnel, son quotidien, et également, via des stratégies pour aider au contrôle de soi. En effet le coaching aidera le TDAH à la prise de conscience du fonctionnement de son cerveau, de l’inconfort subi, pour ensuite envisager des solutions concrètes au quotidien pour renforcer son contrôle de soi. Le coaching peut être un excellent moyen pour apprendre à  renforcer sa méta-cognition, ou pour reprendre le terme de Pierre Paul Gagné, Psychologue, à «méta cogiter ». Ce sera l’objet d’un prochain article.

A très vite 

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